La fureur qui a secoué la silicon valley à la révélation qu'une des applications phares de ce microcosme (Path) s'amusait à télécharger le carnet d'adresses de ses utilisateurs sans même leur consentement, me laisse un peu perplexe.
D'un côté, l'obscénité avec laquelle la silicon valley a rendu possible des entreprises comme Facebook, dont la raison d'être est le vol et le recel de données privées, fait que ce qui se passe avec cette entreprise Path n'est pas une surprise mais une continuité, fusse avec des smartphones plutôt que des PCs classiques.
De l'autre, la perte de contrôle des utilisateurs combinée à leur immaturité et leur inculture (puisque Facebook et co sont utilisés en majorité par des jeunes), ils n'ont que ce qu'ils méritent et peut-être que ceci conduira à plus d'attention et de scrupules la prochaine fois.
Corollaire, Apple considère que le carnet d'adresses des utilisateurs est un objet publique susceptible d'être transmis sans consentement. C'est à ces choses qu'on apprécie le respect de Apple pour ses utilisateurs. Un mythe qui s'écroule. Les initiés auront compris, qu'en fait, si Apple considère le carnet d'adresses comme public, c'est pour rendre possible des applications basées sur le dit carnet d'adresses. Il n'y en réalité pas de surprise. Les plus malhonnêtes d'une certaine façon sont ces reporters et autres journalistes médias qui, lorsqu'ils parlent de ces appareils, font la supposition que ce sont de petits ordinateurs comme Windows. Ce n'est pas le cas.
A bon entendeur.