Pour concurrencer Facebook, l'incarnation du mal, tous ses concurrents sont prêts à tout. Il ne se passe plus une journée sans qu'on apprenne qu'une de ces entreprises contournent ou exploitent malhonnêtement les données privées des utilisateurs. Bien entendu sans les informer, c'est-à-dire pour leur bien.
Apple est dans le même sac. Après l'épisode Path, qui a révélé au plus grand nombre des internautes qui suivent l'actualité high-tech aux états-unis (bon courage à tous les autres pour être informés de ce qu'il se passe...), Apple a indiqué que Path avait violé les règles et que, dans un avenir non déterminé, Apple ferait en sorte que cette partie là qui a été dénoncée, ce vol sans consentement du carnet d'adresses des utilisateurs, se ferait désormais avec un message d'avertissement !
Path n'a pas été retirée du marché, bien qu'elle viole les règles. On comprend mieux lorsqu'on apprend, le lendemain, que Apple annonce que la version prochaine du système d'exploitation Mac OSX incorporera les "innovations" de iOS en terme de partage de données (!) et que c'est bien à une généralisation de cette façon de faire à laquelle il faut s'attendre. Et Apple n'a pas jugé obscène d'annoncer que faisait partie de ce réseau de partage de données des applications comme Twitter, Twitter qui a annoncé la veille qu'elle aussi, comme Path, récupérait, utilisait et stockait pour 18 mois le carnet d'adresses des utilisateurs de Twitter sans leur dire.
Beau bordel.
Mais belle cohérence quand on pense à Facebook. Car c'est la jurisprudence Facebook : violer les utilisateurs, piller leurs données privées, puis s'excuser de l'avoir fait, et recommencer l'opération.
Comme est-ce que cela va finir?
Je ne sais pas. Mais je constate que l'armée américaine a l'intention d'équiper certaines de ses forces de versions sécurisées d'Android (smartphones et tablettes a priori), sous-entendu une version recompilée dont le code est connu. A bon entendeur...