On apprend que Google, pour avoir un pied dans le monde du divertissement, est sur le point
d'activer à l'échelle mondiale un mécanisme de filtrage des sites sur la base de la remontée des atteintes au copyright.
On peut s'en offusquer. En effet, Google ne peut plus prétendre dans ces conditions être un répertoire de l'internet. Mais après tout, dans un monde où il y a parait-il 900 millions d'utilisateurs Facebook, et donc autant d'attardés mentaux, peut-on objectivement être choqué?
Ceci permet néanmoins d'apprécier la problématique d'avoir un seul acteur crédible sur le marché. Je me rappelle de Chirac en 2004 qui voulait utiliser de l'argent européen pour développer un moteur de recherche concurrent de Google, nommé Quaeros. Tout ce qui compte de la planète internet avait ridiculisé ce projet, qui finalement n'aura pas vu le jour.
On voit aujourd'hui l'intérêt d'une telle alternative.
Cela dit il n'est pas moins vrai que le problème fondamental dans cette histoire est que les indexations soient stockées sur un serveur centralisé, avec une seule personne qui prend des décisions pour tout l'index.
Et si Twitter Facebook et autres révolutions démocratiques rendues possibles par l'internet n'étaient pas en fait que des cache misères, des diversions, par rapport à la centralisation des données?
On se rappelle de l'informatique des années 60, avec de gros ordinateurs centralisés et des terminaux stupides. Le parallèle avec les tablettes et autres smartphones est saisissant. Retour vers le futur!!