L'affaire du film anti-musulman fait ressortir de manière obscène et pornographique l'étendue du story telling servi par les médias Français. Depuis de nombreux mois, selon les médias, de gentils salafistes tentent de conquérir le pouvoir en Libye, supposée être une dictature (bien que ce soit en réalité un régime laïque, mais passons). Et donc les médias font silence tous les jours sur les atrocités commises par ces brutes épaisses, bien que l'on sache par ailleurs qu'elles sont financées par le Qatar et entrainées et armées par les états-unis (via la Turquie, etc.).
Et tout d'un coup, alors que des salafistes s'en prennent à une ambassade en Libye, conséquence de la publication d'un film blasphématoire envers l'Islam, les salafistes redeviennent de simples brutes épaisses qu'il convient de mater.
Hmm ?
Ce sont pourtant les mêmes gens.
Alors que va faire la presse pour se sortir de la foutaise médiatique qu'elle a produit depuis un an ?
Tout simplement produire une nouvelle diversion. Depuis ce matin, les chaînes enchaînent les interviews de consultants et autres experts pour évoquer un arc arabo-musulman contre l'occident, dont on aura bien compris que ce sont les arabo-musulmans qui foutent la merde bien entendu, pas du tout ces gentilles brebis que sont les évangélistes américains et l'appareil militaire qui se trouve derrière.
On est donc en train de nous vendre le choc des civilisations pour faire diversion.
Comment est-ce que les médias se croient légitimes à aller de bétise en bétise ?
Comment se fait-il que les français, par la redevance audiovisuelle et par les subventions de l'état, financent une telle tartufferie ?
Doit-on croire que le capitalisme s'arrête à la porte de TF1, etc. ? Parce que plaisanterie mise à part, le capitalisme impliquerait qu'une telle entreprise fasse faillite, de part son manque de légitimité.
Il faut donc croire que elle sert les intérêts d'un pouvoir. Lequel?
Et que penser des annonceurs publicitaires qui achètent de l'espace publicitaire sur ces chaînes? C'est donc qu'ils sont d'accord sur le fond avec l'idéologie véhiculée.