Selon Bakchich, ce matin,
extrait : "L’État est habitué à d’autres manips financières. Une petite ligne s’est, en effet, glissée dans le rapport de l’Insee, que le gouvernement s’est bien gardé de souligner au sujet des déficits publics : celle des « Organismes divers d’administration centrale ». Jusqu’ici largement excédentaires (plus de 10 milliards d’euros d’excédent en 2006), ces 800 établissements publics, regroupant notamment les Universités, le CNRS ou l’ANPE, ont brutalement basculé dans le rouge à près de - 3 milliards en 2007. La différence en un an ? Un grand plongeon de 13,1 milliards d’euros, du jamais vu !
Or, s’ils disposent d’un budget autonome, ces ODAC dépendent financièrement de l’Etat. Par un jeu subtil de vases communicants, celui-ci peut donc se serrer la ceinture et reporter ses dépenses sur ces ODAC. Un tour de prestidigitation pour faire disparaître artificiellement 13,1 milliards de déficit ! En termes juridiques, le procédé s’appelle une débudgétisation."
L'article finit en expliquant qu'un ODAC a aussi été créé pour "boucher le trou de la sécurité sociale". En réalité, pour transférer le trou ailleurs.
Mais s'il est possible de jouer là-dessus au niveau des détails, les sommes agrégées elles restent les mêmes.
Tout est bon dans le cochon!