Aujourd'hui tombait la dépêche Reuters suivante :
extrait : "L'armée américaine affirme avoir tué 15 combattants irakiens à l'aube à Sadr City, bastion de l'imam radical chiite Moktada Sadr dans l'est de Bagdad. Des centaines de miliciens sadristes sont morts depuis le lancement par le gouvernement irakien d'une vaste opération de répression contre les partisans de l'Armée du Mahdi, à Bagdad et dans le sud du pays, à Bassorah. "Avec les forces de sécurité irakiennes, nous avons pour cible les terroristes isolés, les réseaux criminels, et toute personne impliqué dans des violences commises contre le peuple irakien", a souligné un responsable de l'armée américaine, le lieutenant-colonel Steven Stover."
On remarquera en premier lieu que cette dépêche ne donne la parole qu'à un des deux camps, en l'occurence les américains. Un peu comme lorsque l'extrème-droite israélienne massacre des civils palestiens, la dépêche qui sort donne la parole aux israéliens, ce qui permet de justifier tout.
Plus intéressant encore, la dépêche n'apporte aucune analyse de la situation. Mais pourtant, en visitant des sites web indépendants s'intéressant au moyen-orient, on apprend la chose suivante : côté Sadr, il s'agit en fait de miliciens formés et financés par les américains. Miliciens qui, dans un premier temps, devaient venir à bout,
tuer, d'autres factions irakiennes en place supposées énemies du gouvernement en place. Mais Sadr et co ont retourné leur veste. Du coup les américains s'engouffrent dans une escalade mortelle encore plus obscène, contre ceux qu'ils ont financé.
Je ne suis pas étonné qu'on en parle pas plus que ça dans les médias français, car cela amène à penser que les américains créent la violence, et qu'en réalité c'est eux l'axe du mal.